Faits marquants

L’histoire de Ressources Alternatives Rive-Sud débute en 1984 par l’élaboration d’un programme de travaux communautaires en collaboration avec le Centre des services sociaux de la Montérégie et le Centre de bénévolat de la Rive-Sud, dans le cadre de la Loi sur les jeunes contrevenants. En avril 1985 l’organisme obtient son incorporation en tant qu’«organisme orienteur». L’objectif principal est de permettre aux jeunes ayant commis une infraction de réparer leur geste tout en prenant conscience du préjudice causé par leur comportement et amener la communauté à s’impliquer dans la démarche des jeunes. Le slogan : « aider les jeunes contrevenants à réparer…c’est faire un bon coup! »

En 1996 les organismes orienteurs changent d’appellation et deviennent des organismes de justice alternative. Ressources Alternatives Rive-Sud élargit sa mission, à l’instar des autres organismes membres du Regroupement provincial. Le slogan devient« voir autrement… agir différemment» et se veut le reflet de la mission, qui s’adresse aux contrevenants, aux personnes victimes mais aussi aux membres de la communauté qui cherchent des alternatives à la judiciarisation des conflits. Les services se diversifient et la médiation entre les personnes victimes et les contrevenants devient alors une pratique de plus en plus présente.

En 2001, une entente cadre est négociée entre les organismes de justice alternative et l’Association des Centres jeunesse du Québec, qui permet aux deux instances de se réapproprier ensemble, dans le respect de leur mission respective, le sens du programme de mesures de rechange pour les adolescents, de préciser les responsabilités respectives, de formaliser le cadre des collaborations et de se doter de mécanismes de suivi.

En 2002 est inaugurée la première unité de médiation citoyenne sur notre territoire. L’équipe de médiateurs offre alors ses services à la population de Longueuil. Cette même année, le projet DÉGRAF, offrant différents moyens de sensibilisation et de réparation en lien avec les graffitis illégaux, débute ses activités qui se poursuivront jusqu’en 2009.

En 2003, la Loi sur les jeunes contrevenants devient la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents. Cette nouvelle loi vient apporter quelques modifications dans les pratiques des organismes de justice alternative. Notamment, elle mentionne clairement que l’intérêt des victimes d’une infraction commise par un adolescent doit être pris en compte, dans le respect de leurs droits et de leur dignité. Elle leur reconnaît le droit d’être informées des procédures et des mesures prises à l’égard de l’adolescent et avoir l’occasion d’y participer et d’y être entendues.

À compter de 2004, Ressources Alternatives Rive-Sud amorce des interventions en gestion des conflits en lien avec les milieux scolaires. Bientôt Passerelles, un projet collectif de gestion des conflits, sera proposé et implanté dans différents établissements de notre territoire.

En 2005, le Regroupement des organismes de justice alternative se dote de nouvelles normes de pratique et met en place un processus formel d’accréditation en médiation pénale, dans l’objectif d’assurer aux personnes qui prennent part au processus des services de qualité et uniformes au Québec. Les intervenants de Ressources Alternatives Rive-Sud participent tous à la formation et aux activités qui mènent à cette accréditation et à son maintien.
C’est aussi au cours de cette année que la médiation citoyenne voit le jour à Contrecœur, Chambly-Carignan et
Saint-Amable.

En 2009, une entente de collaboration entre Ressources Alternatives Rive-Sud et le Centre Jeunesse de la Montérégie est signée dans le même esprit que celui de l’entente cadre, mais concernant l’ensemble des zones de collaboration.
Deux nouvelles unités de médiation citoyenne sont inaugurées cette même année, à Varennes et à Sainte-Julie.

En 2011, la médiation citoyenne de Boucherville débute ses activités.

En 2014, l’unité de médiation citoyenne de Rouville voit le jour.

Et l’histoire se poursuit…